Le jour de la Saint Valentin est arrivé ! Mais lorsqu’un inconnu vous offre des fleurs, ça ne sent pas toujours la rose, alors attention de ne pas vous piquer au risque de perdre la partie !
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Valentine’s Day est un jeu de cartes au matériel minimaliste de Ken Gruhl, illustré par Sabrina Miramon et édité par Blue Orange.
Pour 3 à 8 joueurs, à partir de 8 ans et pour des parties avoisinant les 15 minutes.
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L’amour n’est pas sans danger et dans ce jeu vous gagnerez en prenant des risques et en bluffant vos adversaires.
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A quoi ça ressemble?
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Comment on joue?
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Le jeu est composé de 54 grandes cartes Rose et de 28 jetons Cœur.
Le but du jeu est d’atteindre le premier 5 jetons ou bien en une seule fois d’avoir dans son jeu 10 pétales de rose ou plus au cours d’une manche pour gagner la partie automatiquement.
Le jeu s’inspire un peu de la mécanique de Arghh de Romaric Galonnier chez Blue Cocker, car vous allez à votre tour de jeu proposer une carte face cachée à un adversaire, et soit celui-ci l’accepte et retourne la carte devant lui, soit il la refuse et elle vous revient retournée également.
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Sur les cartes roses que vous allez accumulées vous avez deux informations : un nombre de pétales et un nombre d’épines.
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Doté de 4 cartes en main donc, vous allez devoir proposer les bonnes cartes selon si vous voulez que le joueur la refuse et qu’elle revienne chez vous ou bien que vous souhaitez vous en débarrasser.
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Dès qu’un joueur cumule ou dépasse 5 épines sur le bouquet devant lui, alors il doit se défausser de toutes les cartes de son bouquet !
Par contre à votre tour vous avez aussi le choix de valider votre bouquet en échange de jetons cœur, avec un minimum de 4 pétales, ou bien d’attendre que votre bouquet grossisse au risque de tout perdre !
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VERDICT
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Comme tout jeu de bluff, les parties sont courtes et illuminées par les sarcasmes des joueurs. Effectivement, on se félicite d’avoir pourri le bouquet d’un autre mais on rouspète d’avoir été tenté d’accepter une rose pourrie.
C’est efficace, jouissif, rapide, mais comme tout jeu de bluff, il y a souvent deux soucis : la rejouabilité et le manque de profondeur du jeu.
En effet, si vous jouez toujours avec les mêmes personnes, au bout d’un moment les habitudes reprennent le dessus et il devient du coup plus aisé de reconnaître les réactions des autres et comme le jeu n’est pas très profond, l’intensité des risques perd de son charme partie après partie.
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Valentine’s Day est donc un bon petit jeu de bluff et de prise de risque, avec un matériel favorisant sa facilité à être utilisé en voyage, mais comme en amour, il ne tiendra pas la longueur pour des joueurs privilégiant une subtilité plus prononcée.
Fort mais futile comme la passion en amour !
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Jeu de Bruno Cathala et Ludovic Maublanc, illustré par Cyril Bouquet et édité par Blue Orange.
Il est prévu pour 2 joueurs, à partir de 8 ans, pour des parties d’environ 20 minutes.
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Kingdomino est la version Roll & Write du célèbre jeu Kingdomino. Construisez votre royaume avec les différents blasons… Marquez un max de points pour remporter ce duel !
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Le matériel :
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Le matériel est somme toute très réduit mais de bonne qualité. Il comprend 4 dés, 1 carnet de 100 feuilles recto verso et 2 crayons.
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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L’installation est ultra rapide. Chaque joueur prend une feuille Carte ainsi qu’un crayon – je vous conseille un feutre. On place une feuille Grimoire au centre de la table. Et vous êtes prêts à jouer. Le joueur le plus âgé sera désigné premier joueur.
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Le jeu va se dérouler en plusieurs tours successifs. Chaque tour se déroule de la manière suivante :
1/ Le premier joueur lance les 4 dés
2/ Constitution des dominos : le premier joueur choisi un dé puis c’est à son adversaire d’en choisir deux. Enfin le premier joueur récupère le dé restant. Les dés sélectionnés forment le domino.
3/ Remplissage de la carte : chaque joueur joue simultanément durant cette phase. L’objectif est de placer son domino sur son royaume afin de créer des domaines, c’est-à-dire un groupe de blasons identiques. Les règles de placement sont simples. Vous pouvez dessiner votre domino en reproduisant les blasons des dés – et les éventuelles croix – de deux manières différentes :
en connectant orthogonalement au moins un blason à un autre blason identique déjà dessiné
en le connectant à la case château.
Si vous ne pouvez pas, vous ne dessinez rien et ne gagnez aucun bonus.
4/ Remplissage du Grimoire : chaque fois que vous avez un dé sans croix vous devrez cocher une case de la feuille Grimoire sur la ligne du même blason. Attention, la face ❓ sur les dés ne permet pas de réaliser cette action. Le premier joueur à terminer une ligne gagne le pouvoir des sorciers associé et ce dernier ne sera plus accessible pour l’adversaire. En cas d’égalité, le joueur ayant lancé les dés à ce tour récupère le pouvoir. Les bonus permettent entre autres de modifier les règles du jeu une fois au cours de la partie. Il existe deux bonus dont l’action est immédiate qui offrent des points de victoire supplémentaires.
A la fin du tour, le second joueur devient premier joueur.
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La fin de partie est annoncée lorsque la carte d’un des joueurs est complète ou lorsqu’aucun des 2 joueurs n’a pu placer son domino lors du tour précédent. Le décompte de points peut commencer. Le joueur ayant le plus de points de prestige remporte la partie.
Il faudra ajouter le score de tous les domaines ainsi que le score de l’éventuel bonus. Les domaines vous rapporteront donc un nombre de points égal aux nombres de blasons multipliés par le nombre de croix.
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VERDICT
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C’est un jeu agréable et ludique avec la partie où il faut reproduire les blasons. Malheureusement la part de chance est bien trop importante à mes yeux. Il n’y a par ailleurs aucun moyen de contrôler cela. De plus, l’équilibrage me parait un peu bancal. En effet, les bonus obtenus par l’absence de croix sur les dés ne sont pas suffisamment puissants. Et c’est dommage, car même en obtenant la quasi-totalité des bonus, la différence de points peut être énorme en faveur du joueur ayant réussi à avoir des croix sur ses dés. Et c’est très regrettable. Autre point négatif, il aurait été plus judicieux de faire 2 carnets : un de feuilles Grimoire et un de feuilles Carte. On dépense en effet deux fois plus de feuille Carte et on se voit jeter des feuilles Grimoire… À cela se rajoute un thème quasi absent.
Vous l’aurez compris, ce jeu n’est pas un coup de cœur. En dépit de ces défauts, j’y rejouerai volontiers mais en ayant à l’esprit que la stratégie, l’optimisation ou la programmation n’ont pas leur place ici. Il s’adresse donc principalement aux joueurs plus amateurs, aux familles et enfants et à tous ceux qui ne cherchent pas à se briser les neurones à tout prix…
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L’avis de Hélène « Harrie » G.
Je ne suis pas la cible des jeux de dés… Pourtant, j’apprécie certains Roll & Write, et le petit frère de Kingdomino m’a plu. Est-ce à cause de sa filiation ? Peut-être… Sûrement ! Il prend moins de place que son grand frère et le matériel ne craint rien, on peut donc l’emmener partout.
Le hasard est bien présent. En même temps, on lance des dés !
Le mini-draft des dés ne permet pas de contrebalancer cela. Mais bon, on lance des dés ! Et quel plaisir (pour certain(e)s) de choisir un dé juste pour ennuyer l’adversaire !
Ah si, un grimoire avec des bonus à usage unique est là pour compenser la « part » de chance. Ces bonus permettent de séparer un domino, de ne pas respecter les règles de pose, ou encore de changer la face d’un dé. Une petite course aux renforts qui peuvent aider… un peu.
Quant à l’immersion… qui a parlé d’immersion ?
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Conclusion :
Si maîtriser le hasard vous est vital, passez votre chemin.
Si vous aimez Kingdomino et les dés, Duel est agréable : pour changer sans trop changer, c’est parfait !
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Sherlock Holmes – Le jeu dont VOUS êtes LES héros !
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Ced (Cédric Asna de son vrai nom) au scénario et Grelin aux illustrations vous proposent un jeu dont vous êtes les héros (Oui, au pluriel !), édité par Blue Orange et Makaka en 2019.
Ced est un auteur de BD à l’origine de Sherlock Holmes, la BD dont vous êtes le héros et Grelin est un auteur et illustrateur de BD ayant, côté ludique, illustré Tag City.
Prévu pour 1 à 4 joueurs, à partir de 8 ans et pour une durée d’environ 60 minutes d’après le site de Blue Orange, et 90 minutes d’après les indications de ma boîte 😉
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Vous entrez dans une bande-dessinée, seul ou à plusieurs, et vous retrouvez plongés en 1895 dans le quartier de Westminster à Londres. Vous endossez alors le rôle d’acolytes du célèbre détective Sherlock Holmes et devez coopérer pour résoudre des énigmes et mener à bien les missions qu’il vous a confiées.
Une BD dont vous êtes le héros pour jouer à plusieurs en coopération avec des énigmes à l’intérieur ? Allons donc nous prendre pour des détectives et voir ce que ces 2 talents réunis nous ont concocté !
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Le matériel :
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4 livres d’excellente qualité, couverture souple et papier glacé,
1 carnet de missions comprenant l’explication des règles, les 4 missions proposées, leur solution, ainsi que le plan du quartier,
Le tout parfaitement installé dans une jolie boîte à fermeture aimantée solide et pourvue du petit ruban qui va bien pour récupérer ce qui est dans la boîte sans rien abîmer.
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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Pas vraiment de mise en place ici puisque chaque joueur reçoit simplement un livre correspondant au personnage qu’il a choisi d’incarner :
Wiggins, l’observateur hors pair à qui aucun détail n’échappe. C’est un peu lui le chef, et donc celui qui tranchera si les membres du groupe ne parviennent pas à se mettre d’accord ! Et s’il est absent, vous élirez un autre chef !
Ike, le gros-bras à la force phénoménale hyper-entrainé.
Myrtle, l’actrice accomplie, experte dans l’art du déguisement.
Vicky, l’acrobate agile capable d’atteindre les endroits les plus improbables.
Le plan du quartier est placé, soit à portée de tous les joueurs, soit devant un joueur qui fera office de guide.
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Il est fortement recommandé de vous munir de l’indispensable duo papier + crayon si vous voulez prendre des notes et mettre toutes les chances de votre côté. Comme le rappelle la règle : « Un bon détective ne doit jamais rien oublier ! ».
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Pensez également à COMMUNIQUER ! Vous formez une équipe et ne réussirez qu’en coopérant !
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Vous ne jouez pas à 4 et vous auriez besoin des compétences d’un personnage que vous n’avez pas choisi ? Pas de panique, il y a toujours plusieurs possibilités pour avancer !
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Vous êtes prêts ? C’est parti : choisissez votre personnage, ouvrez votre livre et commencez au numéro 1 ; vous pourrez y choisir votre mission ! Alors, vous n’aurez plus qu’à mener l’enquête en vous laissant guider dans Westminster. Tantôt tous ensemble, tantôt séparément, vous explorerez de nouvelles pistes et, au fil des pages, chaque membre du groupe apportera ses propres indices en fonction de ses capacités.
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VERDICT
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Je ne vais pas y aller par 4 chemins : j’ai complètement adhéré au concept et j’ai beaucoup aimé !
Je vous dis pourquoi :
Tout d’abord, un vrai bonheur à manipuler grâce à une qualité irréprochable. Et, croyez-moi, on les tourne les pages de notre livre !
Un régal d’immersion, pour peu que tout le monde se prête au jeu. Même en solo, si on se plonge vraiment dans l’histoire, ça le fait ! Bien sûr, il faut jouer dans un endroit calme.
La difficulté va crescendo en prenant les missions dans l’ordre, les 2 premières étant plutôt des énigmes (n°1 = didacticiel) et la troisième une enquête. Quant à la dernière… il s’agit d’une mission bonus, mais chut !…
Et en plus, c’est beau !!! La boîte comme les livres et le carnet sont le résultat d’un vrai travail sur l’esthétique. Bien sûr, on aime ou on n’aime pas le style mais le fait est que le tout est d’excellente facture !
Juste pour chipoter, j’aurais aimé que le carnet d’enquêteur suggéré dans les explications soit fourni, pour encore davantage d’immersion ! Et peut-être qu’il manque un petit je-ne-sais-quoi, un peu de piquant, de challenge… mais ce n’est pas bien grave !
Bref, chez moi, tout le monde a aimé et s’est pris au jeu des personnages avec leurs caractéristiques propres. Et on a trouvé l’ensemble esthétiquement très réussi.
Conclusion : Abordable, facile à appréhender, immersif et beau (Ah bon, je l’ai déjà dit ?), venez donc enquêter en vous amusant au service du plus grand de tous les détectives !
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Nous avons eu la chance de pouvoir visiter les locaux de Blue Orange il y a quelques jours et nous en avons profité pour prendre quelques infos sur leurs prochains projets!
On commence donc avec Age of Giants, la prochaine extension pour Kingdomino, Queendomino ou les 3 ensemble!
Tout d’abord l’extension permet d’ajouter un joueur et donc de jouer jusqu’à 5 joueurs! Ça commence bien dis donc!
Age of Giants marque donc l’arrivée de bons gros géants maladroits et encombrants qui déboulent sur notre royaume. Il y a 12 nouvelles tuiles dans cette extension qu’il faudra mélanger aux tuiles de base. Certaines tuiles comportent des chiffres (avec un nombre supérieur à 48, et qui viendront donc se placer après les tuiles des jeux de base lorsqu’on procède au tirage des tuiles), et des tuiles comportant des lettres (qui viendront se placer avant les tuiles chiffrées).
Certaines sont donc des bonus, d’autres des malus.
Pour citer M. Cathala himself, les tuiles avec les lettres « sont des tuiles encore plus pourries que les tuiles pourries du jeu de base ». Voilà qui est clair et limpide 😉
Je vous laisse deviner lesquelles 😉
– tuiles faisant apparaître les géants –
Les tuiles ci-dessus correspondent aux tuiles avec les lettres. Une fois posées dans votre royaume, ces tuiles vont faire apparaître un géant. Vous prenez donc un meeple géant, et vous allez le poser sur l’une des couronnes de votre royaume. Sur une tuile comportant plusieurs couronnes, le géant n’en recouvre qu’une.
A vous de choisir là où ça vous impacte le moins, mais ça reste un bon gros malus de toute façon 😉
Mais comme tout bon jeu équilibré, les tuiles bonus avec les chiffres supérieurs à 48 sont des tuiles avec beaucoup de couronnes, mais aussi la possibilité de faire fuir un des géants de votre royaume.
Ces sales squatteurs de couronnes vont donc aller faire un tour chez le voisin 😉
Il y a 6 tuiles malus, 6 tuile bonus.
Cette extension apporte aussi des objectifs à réaliser. 2 objectifs sont piochés au début de la partie et sont communs à tous les joueurs.
L’une d’elle va par exemple déclencher un bonus de PV à la fin de la partie si votre château est situé dans un des coins de votre royaume. 2 des objectifs reprendront les règles avancées de Kingdomino, à savoir le carré parfait du royaume, ou le château situé au centre. Si le château st entouré de cases marécages, vous gagnez 5 points par case.
Bref de bons gros objectifs à ne pas négliger qui pourront changer la donne en fin de partie.
VERDICT
Age of Giants, outre la possibilité de jouer à 5, amène pas mal d’interactions à vos parties. Vous ne pourrez plus vous contenter de construire votre royaume tranquille pépère dans votre coin (oklm comme dirait Mo‘), il va falloir compter sur ces maudits squatteurs géants qui viendront ruiner votre beau paysage.
Mais la possibilité de les envoyer se faire voir chez le voisin est jouissive! Surveillez les royaumes voisins, et guettez les nouvelles tuiles au-delà de 48 qui, si elles sont prises d’assaut par vos voisins, annoncent un lancer de géants de royaumes en royaumes!
Les objectifs, comme mentionné plus haut, devront être pris en compte et être intégrés à votre stratégie de pose de tuiles. Les bonus de PV qu’ils déclenchent sont loin d’être négligeables!
Bref du fun, de l’interaction et des objectifs sont annoncés avec cette future extension prévue pour le mois de mai ou juin 2018! Pour être complet, une tour de distribution de tuiles sera fournie dans la boîte. Sweeeeeeeeeeeeeeet!
Merci énormément à Céline de chez Blue Orange pour nous avoir merveilleusement bien présenté cette extension!
Voilà un jeu original que nous a ramené David! Pour rappel le bougre est allé dévaliser notre crémier habituel et nous a ramené pas mal de nouveautés qu’on va tester durant ces prochaines semaines. Voici donc un jeu qui nous propose de gérer la pousse d’arbres sur le terrain d’une île ensoleillée! Profession de foi écolo? On verra! En tout cas on peut déjà vous dire que sous couvert d’un thème original, Blue Orange édite là un jeu qui cache de vraies mécaniques de gestion de ressources et de course aux points de victoire!
Prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 8 ans et pour une durée de 45 à 60 minutes par partie. L’auteur de Photosynthesis est Hjalmar Hach et la talentueuse illustratrice Sabrina Miramon.
Rentrons dans le vif du sujet! Photosynthèse donc, gestion de l’ensoleillement nécessaire à la pousse des arbres, stock d’arbres et de graines à surveiller, positions stratégiques à exploiter … Voici ce que vous propose ce jeu loin d’être simpliste. La thématique est donc à contre courant de ce qui ce fait en majorité actuellement. Pas de zombies, pas de dizaines de figurines, pas de boites lourdes comme des enclumes, pas d’affrontements sanglants ou autres. Un thème simple et poétique.
Mais seul le thème sera simple et poétique.
Pour le reste il va falloir retrouver vos réflexes de stratèges, compter vos ressources et anticiper plusieurs tours d’avance!
A quoi ça ressemble?
– mise en place avant le début des hostilités –
Chaque joueur possède un plateau individuel avec une réserve d’arbres et de graines. Les arbres ton 3 tailles différentes. Sur le plateau tout est expliqué.
Tout en bas, on voit qu’en payant 1 point d’ensoleillement, un arbre de taille 1 peut essaimer une graine sur une case adjacente. Un arbre taille 2 sur une distance de 2 cases. Un arbre taille 3, 3 cases.
La ligne juste au-dessus, pour 1 point 1 graine se transforme en arbre taille 1, qui lui-même se transforme en arbre taille 2 pour 2 points, en arbre taille 3 pour 3 et enfin faire mourir l’arbre pour 4 pour récupérer un jeton points de victoire.
Chaque tour, les joueurs vont récolter des points d’ensoleillement, la monnaie du jeu. Voici le côté très très malin du jeu! Le plateau central dispose d’un soleil, en haut à droite sur la photo du haut. A chaque tour de jeu, le soleil va se déplacer autour du plateau et donc éclairer différemment les arbres qui y sont. Ainsi un arbre va potentiellement cacher les arbres se situant derrière lui, suivant l’alignement des rayons du soleil. Le montant des points d’ensoleillement récolté chaque tour sera donc bien différent en fonction de vos positions sur le plateau, mais surtout des positions de vos adversaires.
Un arbre plus grand fera plus d’ombre. Un arbre plus petit ne fera pas d’ombre à un arbre plus grand que lui. Logique en somme…
Très logique même et très bien intégré dans le jeu! On parle souvent de thématique dans nos articles, et si certains jeux prennent le parti d’utiliser un thème pour faire vendre et l’oublient aussitôt dès que la partie commence, Photosynthesis garde son thème chevillé au corps et c’est un sacré bon point selon nous!
– une partie en cours –
Dans ce jeu le placement est primordial. Les cases sur lesquelles vous placez vos arbres ou graines vous donneront potentiellement un jeton de points de victoire d’une valeur différente. Plus on se rapproche du centre du plateau, plus la valeur est élevée.
Il y a 18 manches (ou 24 dans les règles avancées) dans une partie, le soleil tourne à chaque manche. Chaque joueur récolte alors un nombre de points d’ensoleillement suivant l’orientation des rayons du soleil, et des éventuels arbres amis ou ennemis qui viendront faire de l’ombre, et donc empêcher de récolter ses points. Le total récolté vous permettra d’effectuer des actions. Vous pourrez planter une graine, faire croître un arbre vers la taille suivante, ou bien faire mourir un arbre de la taille maximale pour récolter un jeton PV.
– jetons de PV dont vous ne verrez la valeur aléatoire qu’à la fin de la partie –
Vous devrez aussi gérer votre stock d’arbres puisque pour en planter un, il faudra avant tout l’acheter et le prendre de votre plateau individuel pour le déposer dans votre réserve. Ensuite seulement vous pourrez payer le coût nécessaire et le planter sur le plateau central. Mais attention le nombre des graines et des arbres de chaque taille est limité, à vous de bien gérer vos ressources et vos besoins!
Un joueur ne peut utiliser qu’une fois chaque case du plateau durant son tour.
Le matériel est de très bonne qualité, les illustrations en jettent et voir la forêt évoluer est très plaisant.
VERDICT
Pour être franc à l’évocation du pitch du jeu et de son thème les avis étaient partagés.
– « Un jeu où tu plantes des arbres et tu les fais grandir??? T’aurais pas passé des dernières vacances dans le Larzac toi??? Je m’en retourne à mon donjon y a des héros tout zéros qui veulent y rentrer je vais leur mettre quelques baffes! (hommage à Boss Monster 😉 ) »
Donc oui Photosynthesis pourra récolter ce genre de remarques.
Et c’est bien dommage!
Car le bougre a du retour! Le jeu est complet, novateur, intelligent et stratégique. Un bon jeu de placement et de gestion de ressources, sans oublier une forte propension à ne pas négliger ses adversaires qui feront tout pour vous faire de l’ombre (haha excellent jeu de mots! 😉 )
Un thème donc très fort et très bien intégré, des idées très malines (le mouvement du soleil autour du plateau), des croissances d’arbres à gérer car leur nombre n’est pas illimité, et seul la taille maximale vous accordera des points de victoire.
Il n’y a pas de place au hasard et c’est tant mieux! Le mauvais côté de ce très bon côté, c’est que si vous prenez un mauvais départ ou si votre adversaire est chevronné et applique sa stratégie à la lettre … et bah vous allez en passer du temps à l’ombre! 😉